Quelles maladies se cachent derrière le pouls augmenté ou trop bas?

Selon des spécialistes américains de l’Association nationale des accidents  cérébrovasculaires, la mesure du pouls une fois par mois, par rapport au contrôle de la tension, peut aider à prévenir la mort par accident vasculaire cérébral (AVC). En fait, n’importe qui peut calculer ses battements de cœur en une minute et s’assurer que tout va bien de ce point de vue.

Normalement, chez la personne adulte en repos physique, la fréquence des contractions cardiaques est de 60 à 90 battements par minute.

Lorsque vous vous sentez mal, la mesure du pouls est essentielle pour détecter un éventuel trouble du rythme cardiaque.

Généralement, le pouls augmente à l’excitation et aux efforts de votre corps. Par exemple, dans le cas d’une personne faisant du sport, le pouls peut atteindre 100-150 battements par minute pendant l’effort, et au repos, il revient à la normale. Mais avoir le pouls élevé au repos soulève la suspicion d’une maladie cardiaque.

Selon les spécialistes, il est plus avantageux pour un patient cardiaque d’avoir une fréquence cardiaque basse, car cela signifie moins d’effort de la part du cœur. Cependant, dans le cas d’une personne apparemment en bonne santé, la diminution anormale du pouls s’accompagne d’un certain nombre de symptômes et peut indiquer des problèmes de santé. Ceux-ci incluent le malaise général, le sentiment de manque d’air, l’évanouissement et le vertige.

Lorsque le pouls est bas, par exemple, environ 40 battements par minute, un blocage se produit dans le cœur et le corps réagit. Pourtant, il existe des personnes qui ont un pouls constant sans souffrir de maladie cardiaque. Et les athlètes sont l’exemple le plus éloquent à cet égard. Dans leur cas, à l’effort, le pouls dépasse de loin la limite maximale, atteignant même 180 à 200 battements par minute, et au repos il est très petit, inférieur à 50.

Lorsque le pouls augmente anormalement au repos, le patient ressent des battements cardiaques sous la forme de bourdonnements dans l’oreille ou de pulsations dans la gorge. En outre, la respiration s’accélère, provoque des douleurs de type angio, voire même des évanouissements.

Une augmentation anormale du pouls peut être le signe de troubles de la thyroïde, de fibrillation auriculaire et de tachycardie (accélération du rythme cardiaque).

Quant à la fibrillation auriculaire (pouls irrégulier, pouls arythmique), sa détection est essentielle car elle entraîne inévitablement une insuffisance cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, deux problèmes représentant un danger de mort. On estime qu’une attaque cérébrale sur cinq a lieu contre la fibrillation auriculaire et que les conséquences ne sont pas négligeables: perte de la fonction musculaire et de la voix. De plus, le risque de décès augmente de 25% le premier mois et de 50% la première année.

En cas de suspicion de présence d’un trouble du rythme cardiaque, le médecin peut vous recommander de réaliser un électrocardiogramme, indispensable pour confirmer le diagnostic.